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Affichage des articles du septembre, 2026

DANS L’OMBRE DES PALAIS

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    ALAIN VERGNE — D’OGER À ARCA DESIGN Alain Vergne appartient à ces hommes que j’ai retrouvés à différentes périodes de ma carrière. Alain Vergne travaillait sur les couleurs, les tissus et les matières. Il connaissait remarquablement les collections des éditeurs et tout ce monde de fournisseurs indispensable aux grands projets de décoration. Sur les chantiers de Saudi Oger, son travail intervenait à une échelle considérable : il fallait construire des harmonies capables de se décliner dans des dizaines de pièces, tout en conservant à chacune son identité. Alain Vergne au milieu des collections de tissus — 1993.    « MONACO » — planche de présentation d’une chambre d’enfant. Avec le nombre considérable de pièces à traiter, les simples numéros ne suffisaient plus toujours. Certains ensembles recevaient des noms plus faciles à identifier. Sur cette planche de la villa des enfants, le projet porte ainsi le nom de « MONACO » .   Alain Vergne, connaissait pa...

LA PIERRE & LA CÉRAMIQUE

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LES COULISSES DE LA DÉCORATION FRANÇAISE 02 — LA PIERRE & LA CÉRAMIQUE De la matière à la réalisation 01 — Le voyage du marbre 02 — De Carrare à Yunfu 03 — La céramique 04 — Le regard du décorateur   CARRARE — DE MICHEL-ANGE AUX GRANDS CHANTIERS CONTEMPORAINS Au pied des Alpes apuanes, en Toscane, les montagnes de Carrare renferment depuis plus de deux mille ans certains des marbres les plus célèbres du monde. Déjà exploitées à l'époque romaine, notamment pour les monuments de Rome, ces carrières ont acquis une renommée exceptionnelle à la Renaissance. Michel-Ange venait y rechercher les blocs destinés à ses sculptures, attentif à la blancheur, à la pureté et à la qualité de la pierre. Pendant des siècles, l'extraction fut un travail considérable. Les blocs étaient détachés de la montagne à l'aide d'outils manuels, de coins et de techniques progressivement perfectionnées. Leur descente vers la vallée représentait une opération dangereuse, nécessitant des équipes ...

LA PEINTURE

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    L'art de sublimer vos intérieurs depuis 1938. ATELIER MÉRIGUET-CARRÈRE — LA PEINTURE ET LA DORURE AU SERVICE DU DÉCOR Dans les ateliers de Mériguet-Carrère, la peinture décorative et la dorure perpétuent des savoir-faire qui exigent autant de patience que de précision. Créé à Paris dans les années 1938 par Paul Mériguet, l'atelier s'est spécialisé dans la décoration peinte et la restauration des grands décors. Ses artisans maîtrisent notamment les faux marbres, les patines, les peintures ornementales et les différentes techniques de dorure. Leur travail intervient aussi bien dans les demeures privées que dans les monuments historiques. À l'Opéra Garnier, à l'Opéra de Monte-Carlo ou encore dans les grands salons de Versailles, il ne s'agit pas simplement de retrouver l'éclat d'un décor, mais de comprendre les techniques et les intentions de ceux qui l'ont réalisé. La dorure à la feuille, par exemple, nécessite une succession d'opérations mi...

LE METAL

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    LE MÉTAL — Façonner l'eau, travailler le métal   Dans un décor, le métal est partout, parfois spectaculaire, parfois presque invisible. Il y a d’abord le ferronnier , celui qui travaille le fer, le chauffe, le forge, le cintre et l’assemble. Rampes d’escalier, grilles, garde-corps, portails, piètements, consoles… Le fer forgé peut devenir architecture autant que décoration.           UN ESCALIER & UNE RAMPE SERPENT Je regrette aujourd’hui de ne pas avoir photographié cet escalier. Il était rond, accompagné d’une rampe en fer plein, battu et noirci, dessinée par Garouste et Bonetti. La main courante suivait la courbe de l’escalier et se terminait par une tête de serpent. À l’époque, je la voyais comme un élément du chantier. Quarante ans plus tard, j’aimerais pouvoir la revoir.            Puis viennent le bronze, le laiton, le cuivre, l’acier, l’inox , polis, brossés, patinés, vernis, dorés ou nickelés. L...

LE TISSU

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      LE TISSU — LA MAIN AVANT L’OUTIL  Avec le tissu, la main intervient avant même les ciseaux ou l’aiguille. Elle touche, froisse, pince, plie, tend, lisse, drape et caresse. Entre les doigts, elle reconnaît presque immédiatement ce que l’œil ne suffit pas à dire : le poids d’un velours, la raideur d’un taffetas, la souplesse d’une soie, le grain d’un lin, le tombé d’une laine. Puis viennent les mains du tailleur, du tapissier et du passementier . Elles mesurent, coupent, assemblent, cousent, tendent, garnissent et terminent. Avec le tissu, la main ne fait pas que fabriquer : elle juge la matière en la touchant.     L’œil guide la main. La main façonne la matière. Puis elle la touche pour comprendre ce que l’œil seul ne peut pas voir.         « Il n’y a pas de limite dans l’imaginaire de l’artisan tapissier. » STEVEN RENOU Responsable des ateliers Seigneur   Résidences       Les Passementeries de l ile de Fra...